Julien Brygo PHOTOGRAPHIES Collectif item

Actualité

One Shot (blog d'Item) : Auchel

Tout en haut du terril d'Auchel, quand tout en bas, on abat les derniers corons (janvier 2014).


Le 06 février 2014

"Profession, domestique" au festival Bobines sociales

Mardi 4 février 2014, à partir de 19h30, au bar restaurant le Lieu-dit, sera projeté le film photographique "Profession, domestique", suivi d'une discussion avec le public. Ce même jour seront diffusés le documentaire de Julien Despres, "Profession, journaliste", en sa présence également, ainsi que trois films de Juliette Guibaud (Dans la BoiteRien à foutre et La dépêche du Midi), qui sera également présente après les projections.

Le programme intégral de Bobines sociales est disponible ici. Venez nombreux !

 

Profession domestique from Julien Brygo on Vimeo.

 

 


Le 28 janvier 2014

Dans la boîte - un film de Juliette Guibaud

Fin 2012, suite à la lecture de mon enquête sur les distributeurs de prospectus , diffusée dans l'émission Là-bas si j'y suis (écouter ici), puis sous forme papier sur le site Basta! (lire ici), la camarade Juliette Guibaud s'est immergée plusieurs semaines au sein de la société Adrexo. Son travail, rendu public sous la forme d'une film documentaire drôle, pêchu et politique, est visible à cette adresse :


Le 07 janvier 2014

In Progress - Glasgow contre Glasgow

En 2008, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publiait une étude susceptible de provoquer un tremblement de terre social : la différence d’espérance de vie des habitants de la même ville de Glasgow, en Ecosse, selon qu’ils sont nés dans un des quartiers pauvres de l’Est ou du Sud ou dans un quartier riche, à l’Ouest ou au Nord, atteint 28 ans. En d’autres termes, les habitants des quartiers pauvres de Glasgow, berceau de la révolution industrielle au milieu du XIXème siècle, ont quatorze ans d’espérance de vie en moins que les habitants du Bangladesh (54 ans en moyenne pour les hommes des quartiers pauvres, 75 ans pour les femmes). À l’inverse, dans les beaux quartiers, la moyenne d’espérance de vie en bonne santé excède celle des pays européens : les hommes y vivent en moyenne jusqu’à 82 ans, contre 72 ans en moyenne en Europe. À défaut de provoquer un séisme, cette étude de l’OMS, intitulée « l’injustice sociale tue » n’a soulevé qu’un soupir las et un concert de bonnes intentions, quasiment toutes basées sur la philanthropie, la charité et le mécénat.

Lire et voir la suite du In Progress sur le blog d'Item


Le 01 décembre 2013

One Shot

 


Le 31 octobre 2013

Downtown Nairobi

Suite de la rubrique Downtown du collectif Item : Nairobi


Le 30 septembre 2013

Un tableau noir dans les salons américains

Dans "Feu sur l'école", la dernière livraison de Manière de voir (octobre-novembre 2013), le supplément du Monde diplomatique a republié mon reportage dans l'Ohio intitulé "Un tableau noir dans les salons américains", diffusé initialement en août 2008 sous le titre "Ces familles américaines qui défient l'école publique".

Pour voir ou revoir la série sur le "homeschooling" aux Etats-Unis, cliquez ici.


Le 18 septembre 2013

Echange carnets d'adresses mondain contre argent public

Le rachat du vénérable Washington Post par M. Jeffrey Bezos, fondateur du site de vente en ligne Amazon, met en lumière la vulnérabilité de la presse écrite. En France, des journaux vendent des prestations événementielles aux collectivités locales pour tenter d'équilibrer leurs comptes...

Vendredi 29 mars 2013. La nuit tombe sur le Théâtre national de Bretagne (TNB), au cœur de Rennes. La première journée du forum de Libération se termine. Jusqu’au lendemain, l’équipe du quotidien anime plus de cinquante rencontres sur le thème « La confiance règne ? ». A 20 h 10, devant l’entrée du théâtre gracieusement prêté par la municipalité, arrive le président-directeur général de Total. M. Christophe de Margerie est hilare. Il s’apprête à rencontrer son « opposante » du lendemain, la journaliste américaine Alison Smale, membre du club de Davos et directrice de la rédaction de l’International Herald Tribune. « Moi, j’adore les forums de Libé  !, nous déclare-t-il. La dernière fois, à Rennes, j’ai été opposé à Erik Orsenna. Bon, ça n’était pas une opposition…

Lire la suite de "Forums locaux pour renflouer la presse nationale", dernier article paru dans Le Monde diplomatique de septembre 2013...

Forum Libération de Rennes, mars 2013


Le 28 août 2013

Summertime - Vercors 2013

Nouvelle rubrique du blog du collectif Item : Summertime... (ici le Vercors, traversé cet été)


Le 19 août 2013

Retail's Disneyland

Dans sa livraison du mois de juillet 2013, la version britannique du Monde diplomatique a publié mon enquête "Nous sommes les Karl marx de l'immobilier commercial" sous le titre "Retail's Disneyland". A retrouver dans tous les bons kiosques... britanniques.


Le 27 juillet 2013

One shot - Vallée du Rift

Dans la rubrique One Shot, le collectif Item a publié cette image, prise pendant mon dernier reportage au Kenya, autour de l'usine géotherlmique d'Olkaria, où les autorités ont construit un spa à chaleur géothermique pour attirer les touristes.


Le 01 juillet 2013

"Profession, domestique" primé par le public !

Sortez les trompettes... Le 29 juin 2013, « Profession, domestique » a reçu le Prix du public au festival de films photographiques « Les Nuits photographiques » !

A voir ou à revoir ici :

Profession domestique from Julien Brygo on Vimeo.


Le 30 juin 2013

Daniel Mermet, ou les délices de "l'autogestion joyeuse"

Ce n’est jamais un plaisir de « tirer » sur son propre camp. Mais quand l’une des personnalités les plus influentes de l’audiovisuel « de gauche » adopte au quotidien des techniques de management dignes du patronat néolibéral le plus décomplexé, difficile de détourner les yeux. Enquête sur l’animateur un brin schizophrénique de « Là-bas si j’y suis », l’émission culte de France Inter. (...)

Lire sur Article XI la suite de l'article d'Olivier Cyran, intitulé "Daniel Mermet, ou les délices de "l'autogestion joyeuse"

Cité dans l'article au même titre que quatre autres anciens "collaborateurs" de l'émission, je ne citerai que ce message récemment déposé sur le répondeur de l'émission, pour expliquer les raisons pour lesquelles nous avons décidé de ne plus nous taire (et de faire en sorte que "la peur change de camp", comme le dit notre ancien patron) :

« Celui qui consent sa soumission, l’aliéné loyal envers son maitre, l’esclave participant à son asservissement, le soldat défendant corps et âme le tyran maintenant son genou à terre ; celui là n’a que deux choix : se révolter ou périr. Vivons nos vies ! » (Là-bas si j'y suis, 26/06/2013)


Le 27 juin 2013

Les coulisses d'un voyage de presse nippon au Kenya

Une délégation qui s’immobilise pour une minute de silence respectueuse face à une turbine Mitsubishi trentenaire ; une officielle japonaise en robe à fleurs qui récite les bases du « lean » management (« les patients sont des clients, les hôpitaux sont des entreprises, la santé est un marché ») ; un directeur commercial qui dessine au feutre la «spirale du succès» (selon Toyota, son employeur) : « Plan, do, action, check »… Voici quelques scènes d’un «voyage de presse», un bien grand mot désignant une visite organisée par l’État du Japon, ou plutôt (...)

Lire la suite sur le blog d'Item, ou lire l'article « Au Kenya, "on aime leurs voitures solides et leur discrétion" », paru dans le supplément Japon du Monde diplomatique de Juin 2013.


Le 05 juin 2013

Profession, domestique au festival Les Nuits photographiques

Du 26 au 29 juin 2013, à Paris, aura lieu la troisième édition du festival "Les nuits photographiques", qui fait la part belle au genre du film photographique.

Le film "Profession, domestique" a été sélectionné pour la compétition du festival. (Voir le programme ici)

Il sera diffusé le 26 juin 2013 à 20 heures, dans le jardin du Pavillon Carré de Baudouin (Métro ménilmontant, gambetta ou pelleport).
La soirée de cloture du 29 Juin aura lieu dans le square des Saint-Simoniens.

Venez nombreux !

Profession domestique from Julien Brygo on Vimeo.

 


Le 22 mai 2013

"Profession, domestique" à la Fête de Lutte Ouvrière

Le 21 mai 2013, à Preles (Val d'Oise), aura lieu la fête de Lutte ouvrière. A 11 h le lundi 21, sous le chapiteau Friedrich Engles, sera diffusé le film photographique "Profession, domestique", suivi d'un débat en ma présence (avec bonnets et bottes).


Le 20 mai 2013

Washamba Wenza : trois minutes de Hip Hop kenyan

« Tu sais, nous, ici, le Hip Hop, ça passe pas à la télé ! Y’en a que pour la Rhumba ou les clips de la pop américaine ! Et puis faire un clip, c’est super cher pour nous. Au moins 10 000 shillings kenyans (100 euros) ! » Ni une ni deux, on monte l’opération. Filmer, en trois heures, un clip de hip hop digne de ce nom. À 17h30, en cette fin de journée d’avril, c’est la même bataille de la lumière qui s’engage : il pleuviote, il fait sombre, les lumières se font rares. Ni chien, ni loup, une chute soudaine de la lumière. Commence alors une longue quête, à bord d’un matatu (...)

Lire la suite sur le blog d'Item


Le 19 mai 2013

A la recherche de la lumière de Nairobi

On s’était mis d’accord : rendez-vous 17 heures pour « faire ton portrait, Rose. »
« Faire le portrait », c’est un truc que j’ai jamais fait, ou presque.17 h 00. J’attends. 17h15 : toujours personne. SMS : « I’m on my way ». Lire la suite sur le blog d'Item...


Le 07 mai 2013

Japanafrica - In Progress (5)

La suite du In Progress de Nairobi, dans le village Masaï menacé par l'usine géothermique (en partie) à capitaux japonais, à voir sur le blog d'Item


Le 30 avril 2013

Japanafrica - In Progress (4)

La suite du In Progress de Nairobi, dans les entreprises de construction de routes et de commerce japonais à Nairobi, à voir sur le blog d'Item...


Le 29 avril 2013

Japanafrica - In Progress (3)

La suite du In Progress de Nairobi, dans la résidence de l'ambassadeur du Japon à Nairobi, à voir sur le blog d'Item


Le 27 avril 2013

Japanafrica - In Progress (2)

La suite du In Progress de Nairobi, à voir sur le blog d'Item


Le 25 avril 2013

Japanafrica - In Progress

Actuellement à Nairobi pour Le Monde Diplomatique, quelques images du sujet en cours, sur les investissements japonais au Kenya. La suite, sur le blog d'Item...


Le 24 avril 2013

Les suppléments d'âme des grandes surfaces

« Nous sommes les Karl Marx de l’immobilier commercial », reportage paru dans Le Monde diplomatique d’avril 2013.

Il existe une donnée trop méconnue et qui pourtant témoigne de l’état d’avancement de la conversion de la France aux canons de l’ultralibéralisme et de la société marchande : la France est le pays qui construit le plus de centres commerciaux en Europe occidentale : davantage que l’Allemagne et la Grande-Bretagne réunis ! On ne le dit pas assez : la France est une champignonnière à grandes surfaces : toujours plus grandes, toujours plus vertes, toujours plus propres. Ces promoteurs du nouvel immobilier commercial, ayant compris les effets néfastes qu’ils infligent au commerce de proximité, aux usines non-délocalisées ou encore à l’urbanisme des villes françaises, doivent désormais se parer de nouvelles vertus pour charmer les consommateurs pour les attirer dans leurs taupières. Et les convaincre que rien ne sera plus comme avant.
Ainsi de ces centres commerciaux new age, qui poussent un peu partout en France, tel L’Atoll, près d’Angers, So Green, à Seclin, Green Center, près de Troyes, So Ouest à Levallois, Confluence à Lyon, Alphapark II, dans les Yvelines ou encore Parly II, près de Versailles.

Lire la suite sur le blog d'Item.


Le 09 avril 2013

Papa Sherif Kouyaté, "soleil d'Afrique", est parti...

Ce matin, je n'ai pas ouvert mes messages vocaux. J'ai laissé le téléphone portable en charge, avec un message non lu. C'était Souaré, mon ami de Conakry, rencontré en 2006 lors d'un reportage pour réaliser « Paris-Conakry ». Depuis, Souaré et moi ne passons pas un mois sans nous appeler. Il m'appelle souvent, pour me dire qu'il n'y a toujours pas d'électricité à Hafia 2, son quartier, que le financier Soros et l’autre philanthrope, Bill Gates, étaient venus, pour (encore) jurer de rétablir le courant. Il me racontait le bal des vautours, quand ce n’était pas les multimilliardaires américains, c’étaient les anciens ministres (comme Kouchner) ou les patrons français, ceux d’Orange, d’Areva, d’autres grosses boites certifiées Medef, qui viennent parader et s'arracher les meilleurs morceaux d'un pays déjà pillé par le FMI et la Banque Mondiale...

Il m'appelle souvent, Souaré, pour m'expliquer la guerre sourde qui se joue entre ethnies représentées et non-représentées au sein du pouvoir guinéen ; pour m'expliquer la corruption dans les universités de Conakry, une des raisons pour lesquelles cet étudiant en sociologie n'arrive pas à avancer et reste condamné aux stages foireux, non rémunérés, et qu’il s’en sort avec sa famille et uniquement avec sa famille. Souaré est né de famille pauvre et n'a que ses proches pour s'en sortir.
Mais ce matin, malgré son message de la veille, Souaré m'a rappelé. « Je suis désolé de t'apprendre le décès de Papa Kouyaté. » La connexion est foireuse. Il raccroche. Je ne réalise pas. Pas encore...

Papa Kouyaté... Cette voix grave, rieuse, tendre et confidente, ce chapeau à la Crocodile Dundee, toujours vissé sur sa tête ; nos pérégrinations à Conakry, chez son ami marabout, dans le quartier, à son ballet de danse et de percussions (les Ballets Soleil d'Afrique"), après une traversée épique dans les faubourgs de Conakry…


J’ai rencontré Papa Kouyaté dans le quartier Hafia 2, un quartier assez pauvre de Conakry, où une vieille femme belge, surnommée « Mama Africa », avait acheté une concession et y faisait régner sa loi. Elle avait épousé un djembefola (joueur de djembé quasi-professionnel) de trente ans son aîné. Mama Africa est une femme hors-normes, une figure à la « Strip-tease », la célèbre émission belge, parlant aux Africains comme si elle leur avait tout donné, comme si leur avenir était dans ses mains. Elle disait toujours être plus guinéenne que les Guinéens, plus africaine que les Africains. Mama Africa était native de Bray-Dunes, ce petit village du Nord de la France, à deux pas de la frontière belge, où ma grand-mère vécut. On s’était croisés lors d’un bal de carnaval, en 2008, et elle m’avait cordialement invité à coucher chez elle lors de mon prochain voyage en Guinée. Ce que je fis.
Lorsque le ton montait entre « Mama Africa » et son mari, ou entre elle et ses « petits » (elle avait fort vite pris les habitudes locales, désignant ses cadets comme ses petits esclaves ordinaires), je prenais la poudre d’escampette pour aller… en face de sa ville protégée, et m’asseoir avec ce vieux monsieur, sourire en coin, qui se délectait des frasques de la vieille Belge venue en impératrice. « Ah, Mama Africa, vraiment »… disait-il toujours en préambule...
Sur ce morceau de rue, Hadja, la femme de Sherif, préparait de délicieux petits sandwichs aux parfums de mafé, à l'arachide, qu’elle vendait toute la journée en face de sa maison familiale (une vingtaine de personnes y vivaient). Avec Sherif, nous devisions gaiement parfois jusqu'à la tombée de la nuit (et avec elle, l'arrivée des centaines de petites bougies achetées à l'épicerie du coin) ; avec Sherif, nous devisions des heures sur ce petit morceau de latérite guinéenne. Pendant que Mama Africa étripait son mari (« va remettre le courant », « va me cherche ceci », « va faire cela », « Je te quitte ! », « rends-moi l’argent! »…), Sherif et moi parlions de de Gaulle, du Mali, de l'empire mandingue, des nouveaux maîtres de Guinée, de la politique, de la vie... Avec Sherif, on se tordait de rire en entendant la vieille Belge, et puis on changeait de sujet, pour philosopher sur la vie. Souvent, on partait boire une bière dans le petit troquet sombre de la rue principale d’Hafia 2. Il aimait les « Guy Lux », bières fortes de Guinée. Et parfois on finissait par danser comme des diables, dans le bar ou dans une école primaire transformée en boîte de nuit pour le samedi soir ; et lui, avec son chapeau de crooner, enchaînait les pas de danse et impressionnait les adolescents qui se déchiraient sur le dernier tube américain. Ce furent des moments inoubliables. Je n’ai jamais dansé depuis ce jour-là, je crois.
Papa Kouyaté était très touché qu'un « blanc » vienne (tenter de) raconter son pays. Je lui avais offert « Paris-Conakry » et il en avait lu chaque page. Il me rappelait régulièrement pour en parler. Sherif et moi parlions souvent d’écrire un livre ensemble. Sherif, professeur des écoles toute sa vie, comme jadis mon grand-père, était malade. Cancer du foie. « Il était condamné », me dit Hadja, qui est partie dans son village de naissance, Dabola, pour observer quarante jours de deuil, comme le veut la tradition. Sherif est parti, en laissant Dabola, Hafia II et toute la Guinée, orpheline. Et moi avec.
Je n'aime pas écrire des nécrologies, mais je donnerai plutôt à voir un hommage. Cette image, prise en juin 2009, le montre dans son quartier. J’aimais cet homme, sa voix, ses blagues.
Sherif est parti, avec ses histoires.  
Puisse ce témoignage lui parvenir, puisque je n’ai pas eu le temps de lui dire combien cet homme, cette voix, cette légende, m’était devenue familière. Il m’a conté la Guinée, pays damné, pays du scandale géologique, pays des petits caporaux qui deviennent présidents en jurant ne pas avoir fait de coup d’Etat, pays des rythmes endiablés et des saveurs explosives.
Toutes mes pensées vont à Hadja, sa femme et ses petits-enfants.


Le 24 février 2013

Nouveau site du Collectif Item

Le collectif Item, qui a fêté ses dix ans l'an passé et auquel j'appartiens depuis 2009, est heureux de vous annoncer l'adoption (il y a déjà quelques mois...) de deux nouveaux bipèdes munis de binocles diaphragmées (des vrais photographes, quoi). Leurs travaux sont visibles sur le tout nouveau site oueb du collectif : www.collectifitem.com.

Hugo Ribes, 25 ans, photographe freelance, a étudié le photojournalisme à l'EMI-CFD à Paris. Il a récemment travaillé sur les réfugiées birmanes en Thaïlande, sur les élections présidentielles en France ou encore sur les manifestations contre l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (Otan). Il a engagé un travail au long cours sur "l'excellence et la reproduction des élites en France". Ses travaux sont visibles ici.

Morgan Fache, 32 ans, a suivi des études de travailleur social avant d'entamer plusieurs formations en photographie à l'école de l'image d'Ivry puis à L'EMI-CFD à Paris. Ses travaux récents nous plongent au cœur d’une structure médico-sociale de jour à Paris (où il a suivi une trentaine d'enfants polyhandicapés : série "Les enfants de la vie", Coup de coeur l'ANI, Visa pour l'image 2012, Perpignan) ; dans la communauté cambodgienne d'Île de France ou encore la campagne pour les élections présidentielles en France. Ses travaux sont visibles ici.

Ils ont tous les deux obtenu des prix pour certains de leurs travaux photographiques.

Autant dire qu'à Item, on rigole plus !


Le 21 février 2013

"Hollande, DSK, etc"... sur Radio Libertaire

(dessin de Fred Morisse pour Radio Libertaire)

Le 27 décembre 2012, Pierre Carles et moi étions les invités de l'émission Chronique hebdo, sur Radio Libertaire, pour parler de la réalisation de "Hollande, DSK, etc.". Pour écouter l'émission, cliquez ici


Le 27 décembre 2012

Profession, domestique, le film photographique...

Film photographique réalisé pour le site du Monde diplomatique. Pour le visualiser sur le site du Diplo, cliquez ici.

Profession domestique from Julien Brygo on Vimeo.

 


Le 13 décembre 2012

Profession, maid... a photographic movie

In October 2001, Le Monde diplomatique ran an investigation in the Philippines, Filipino maids for export. Now available, a photographic movie about that issue (linked here).

 

Profession, maid from Julien Brygo on Vimeo


Le 12 décembre 2012

Sortie du DVD "Hollande, DSK, etc."

Au printemps 2012, en pleine campagne des élections présidentielles; une équipe de choc s’invite chez les notables de la presse parisienne pour les interroger sur le traitement de faveur dont ils gratifient François Hollande depuis les premiers jours de sa candidature. En plébiscitant le prétendant socialiste et Nicolas Sarkozy au détriment des autres candidats, les responsables de l’information ne sont- ils pas en train de préempter l’issue du jeu électoral ? Hollande saura-t-il les consoler de l’effondrement de leur ancien favori, Dominique Strauss-Kahn ? Confrontés aux preuves de leur parti pris, directeurs de journaux, éditorialistes chevronnés et petits soldats du journalisme politique se cabrent, se défaussent, se récrient, s’énervent - et parfois se dévoilent...
 

Sortie intergalactique du DVD le 28 novembre 2012 au tarif de 15 euros. DVD commandable sur www.atheles.org.


Le 29 novembre 2012

Au bout du bout...

Digue du Braek, Dunkerque (59), novembre 2012.


Le 22 novembre 2012

Plaisir...

Cinquante ans de mode de vie à la française. Parking, haie taillée, pilonne commercial... Lire la suite sur le blog d'Item


Le 09 octobre 2012

Downtown Manille

Manille (Philippines), en neuf images (printemps 2011)...

 


Le 25 septembre 2012

Les ailes de Chris Marker

Juchés en haut d'un immeuble, cachés entre une goutière et un hall d'immeuble, peinturlurés sur des lieux improbables, les chats de Chris Marker* sont partout dans la capitale. Clins d'œil au réalisateur de "Chats perchés" (2004), ces innombrables félins domestiques semblent, en revêtant les murs où sont censés s'afficher les slogans de révoltes et de luttes populaires, incarner une idée, celle de la Liberté (avec une majuscule). Ses sourires enigmatiques ont envahi Paris. De Chris Marker, je retiendrai "La Jetée", bien sûr, comme une claque donnée aux conservatismes (cinématographiques, mais aussi idéologiques, politiques, philosophiques). En ce mois de septembre parisien, en allant au festival de courts-metrages des Buttes Chaumont, je suis tombé sur ce chat, à qui l'on donne cette fois des ailes. Chris Marker est parti. Les murs de Paris pleurent, et redoublent d'hommages au cinéaste. Cette photo, mon hommage.

*L'auteur des Chats de Paris est Thomas Vuille. Depuis 1997, il inonde Paris de ses créations lyriques.


Le 08 septembre 2012

Downtown Hongkong

Nouvelle rubrique sur le blog deu collectif Item : la rubrique "Downtown". En quelques images, cette rubrique propose un regard entre carnet de voyage et street photography. Dernier sujet : Hongkong.

 

 

Voir aussi :

Porto, Beyrouth et Buenos Aires par Franck Boutonnet

Lyon par Bertrand Gaudillère

Benarès, par Hugo Ribes


Le 25 juillet 2012

Vous avez dit désindustrialisation ?

En juilet 2011, je lisais dans le journal papier Article XI, « Fourmies rouge ? », une enquête stupéfiante de Jean-Baptiste Bernard sur une ville oubliée de 13 000 habitants, qui semblait incarner à elle-seule le destin du Nord au XXème siècle. En allant me balader en Thiérache, au beau milieu d’une immersion hivernale dans l’Aisne (Picardie), je me suis arrêté à Fourmies, au bout du bout du département du Nord. (Lire la suite sur le blog d'Item)


Le 02 mai 2012

Le Premier mai du collectif Item

Pour le premier mai, on a sorti l'artillerie lourde, au collectif Item. Des brigades photographiques ont été mises en place pour archiver les rendez-vous politiques de cette journée. Romain et Henri au meeting du Front National, place de la Concorde. Bertrand et moi au meeting du "vrai travail" de l'UMP, place du Trocadéro. Franck à Lyon, dans les cortèges syndicaux. Avant de se retrouver tous dans le cortège syndical parisien.

Pour voir le post "premier mai 2012" sur le blog d'Item, cliquer ici.

La série sur le meeting du FN : ici ; celle sur l'UMP au Trocadéro : ici ; et le premier mai syndical : ici.


Le 01 mai 2012

La fabrique de l'opinion électorale

Depuis plusieurs années, le Parti de la presse et de l'argent (PPA) sélectionne pour nous les candidats qu'il juge suffisamment capables de perpétuer l'ordre dominant - et de préserver l'impunité des journalistes dominants. A l'approche du premier tour de l'élection présidentielle 2012, le PPA favorise délibérément le candidat de l'Union pour un mouvement populaire (dont le temps de parole est le plus important depuis le 1er janvier) et le candidat du Parti socialiste, qu'ils s'efforcent de peindre en rose, voire en rouge, pour créer l'illusion d'une opposition fondamentale entre ce qu'ils appellent "la gauche" et "la droite".

En réalité, ce match annoncé, ce duel préparé, cet affrontement mis en scène (qui devait se jouer entre Sarkozy et Strauss-Kahn, lequel fut remplacé après l'affaire du Sofitel, toutes choses égales par ailleurs, par Hollande), n'est pas un combat politique entre "droite" et "gauche" mais entre la droite dure (l'UMP, ex-RPR) et le centre-droit (le PS), les deux partis politiques français qui ont le plus œuvré pour le triomphe du libéralisme économique ces trente dernières années - et qui nous ont conduit droit dans le mur. François Hollande, pour mémoire, a été un des artisans majeurs du tournant libéral de 1983 (il était alors un membre éminent du groupe rocardien "Transcourants" et avait alors co-rédigé le livre "La gauche bouge", avec ce chapitre éclairant : "La concurrence est de gauche"). Il fut premier secrétaire du Parti socialiste pendant les années Jospin (1997-2002) qui,"en matière de privatisations, (réalisa) en trois ans un programme plus important que n'importe quel autre gouvernement français" (Revue socialiste, juillet 2000).

Dix ans plus tard, amaigri et soutenu par la presse dominante, ses propos sur son "adversaire", "le monde de la finance" (qui n'aurait, selon lui, "pas de nom, pas de visage, pas de parti"), scandés au Bourget, devraient logiquement être jugés à l'aune de ses autres déclarations (au journal britannique The Guardian, par exemple, le 14 février dernier, s'adressant aux financiers de la City : "La gauche a gouverné pendant quinze années, durant lesquelles nous avons libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n'y a pas de crainte à avoir."). Mais, surtout, ces promesses électorales devraient être mises en parrallèle avec l'exercice du pouvoir par ce même Parti socialiste. Mais le PPA fait table rase du passé et milite pour l'amnésie.

Pour donner l'illusion d'une démocratie où les électeurs seraient libres de choisir, éditorialistes, patrons de presse, journalistes politiques, commentateurs et autres sondeurs multiplient les prouesses éditoriales et journalistiques pour favoriser leurs chouchous. Appel au vote utile, mise en abîme d'une menace Marine Le Pen (dont ils estiment qu'elle est désormais la candidate des ouvriers, alors que le parti des ouvriers est davantage celui de l'abstention que celui du nationalisme), recadrage permanent du "débat" par le prisme du "réalisme économique" (c'est-à-dire la baisse des dépenses publiques, la poursuite de l'œuvre de privatisation des entreprises publiques et le maintien des privilèges des puissants)... Ils préconisent donc la rigueur pour le peuple français (mais pas pour eux)... Logique, donc, que les deux favoris soient les candidats de l'austérité, Nicolas Sarkozy et François Hollande (et qu'ils s'abstiennent de faire les bilans réalistes de leurs années au pouvoir).

Une de Paris-Match (groupe Lagardère) en faveur du "oui" au Traité de Constitution européenne (17.03.2005)

Les candidats qui proposent de sortir de ce dogme libéral et de cette logique de bipartisme à la française (ce ver dans le fruit de la constitution de la Vème République) sont systématiquement jugés "peu crédibles", voire carrément "nuls" (Joly, Poutou, Arthaud, Dupont-Aignan), "populistes" (Mélenchon et Le Pen) ou carrément drôlatiques (Bayrou, Cheminade). Pour mieux les écarter de la scène, neuf rédactions, sur une idée audacieuse de Jean-Michel Aphatie et d'Arlette Chabot, ont même proposé de modifier la loi sur l'égalité du temps de parole et écrit une lettre au Conseil constitutionnel (jugée non-recevable) pour réduire la période d'égalité de cinq à deux semaines. Le but étant d'empêcher la présence d'un candidat de gauche au second tour des élections présidentielles. Que tout change pour que rien ne change...

Sur une idée originale de Pierre Carles, auteur en 1995 d'une enquête sur les médias en campagne pour l'élection d'Alain Juppé aux élections municipales de Bordeaux (Juppé, forcément, visible sur le site pierrecarles.org), Aurore Van Opstal, journaliste belge, et moi-même, avons interrogé quelques-uns des éditorialistes les plus influents (Jean-Michel Aphatie - RTL, Canal +, Gala -, Laurent Joffrin et Renaud Dély - Le Nouvel Observateur -, Nicolas Demorand - Libération -, Maurice Szafran - Marianne, Denis Jeambar - auteur d'un documentaire sur la campagne de Hollande pour France 3 -, Yves Calvi - France 2, France 5) et des journalistes politiques fidèles à la ligne édictée par leurs patrons (David Revault d'Allonnes - Le Monde -, Matthieu Ecoiffier - Libération). Du bas en haut de l'échelle, un seul et même discours, celui du déni : "Non, nous n'avons jamais favorisé Dominique Strauss-Kahn dans nos journaux" ; "nous n'avons pas non plus favorisé François Hollande" et "oui, il s'agit bien d'un duel droite-gauche". Fermez le ban ! ... Et ouvrez la porte des prétoires !

En effet... Avant même que le film ne soit terminé, Laurent Joffrin, Renaud Dély et Jean-Michel Aphatie ont tenté de nous intimider, par le biais de leurs avocats. leur objectif : faire en sorte que ce film ne voie pas le jour. Eux qui escamotent jour après jour les "débats" en favorisant leurs candidats, hurlent aujourd'hui à la "malhônneteté", à la "fourberie" et même à l'"escroquerie" puisque pour obtenir des rendez-vous avec eux, nous avons usé de quelques subterfuges dont nous ne sommes pas forcément très fiers - mais qui se sont avérés fructueux. A posteriori, ce qui les dérange, ce sont les propos qu'ils ont tenu devant notre caméra. Passer pour "des imbéciles, des truqueurs, voire pire", comme le disait Alain De Greef à propos de "Pas vu à la télé" (1997) est pour eux inacceptable et ils se serrent donc les coudes, tous ensemble, contre la presse libre (et sardone). Il est ainsi savoureux de les voir devant nous se gausser de "déontologie", d'"honnêteté", etc. Trois mois après la sortie du film, nos fins limiers avaient rangé leurs petits courriers à en-tête et sont rentrés à la niche, soucieux de ne pas nous faire de publicité en mettant à exécution leurs menaces. Depuis PLPL (zéro procès en cinq ans), puis Le Plan B (idem), les éditocrates savent bien que la pire des choses à faire serait de nous attaquer : ils seraient de facto obligés de se confronter à une critique construite de leur hégémonie - et à une ire de la salle, qui, bien plus dure que nos plumes sardones, exigerait leurs têtes ! C'est ce qu'il fallait à tout prix éviter. Dont acte.

En avant première-mondiale le 15 avril 2012 sur le site pierrecarles.org, nous organisons par ailleurs un certain nombre de projections, plus ou moins sauvages, de "DSK, Hollande, etc." dans différents cinémas, festivals, parcs, murs de la ville... Si vous aussi constatez que les journalistes dominants et leurs pipistrelles sont devenus des dangers pour la démocratie et des fossoyeurs du débat d'idées, venez nombreux !

Toutes les informations sur le site www.pierrecarles.org


Le 11 avril 2012

Carnets de campagne

Pendant cinq semaines, je me suis établi dans un village de l’Aisne (Picardie), Merlieux-et-Fouquerolles, pour suivre la campagne électorale et sa résonance à l’échelle locale.



Après Anizy-le-Château, chef-lieu de canton, sur la nationale 2, c’est à gauche. Sec. Monument aux morts. Champs de pommes de terre, de blé, de betteraves. On y est. Enfilade de pavillons proprets, entrecoupée de grandes maisons en pierre. Merlieux-et-Fouquerolles (« Merles et fougères »), dans l’Aisne, ressemble à des milliers de villages en France. Pas de bar, pas de bureau de poste, pas de lieu de socialisation. Reste une école, menacée, comme les autres écoles rurales, de fermeture. Chaque foyer dispose au moins d’une voiture. Le premier bistrot se trouve à cinq kilomètres.

Lire la suite de l'article dans le numéro d'avril du Monde diplomatique


Le 05 avril 2012

En passant par la bande...

Carnaval de Malo-les-Bains. 26 février 2012. Tous les ans, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, les Dunkerquois sortent leurs masques, leurs parapluies, leurs déguisements et leur féroce envie de casser les clases sociales pour célébrer une fête qui, à l'origine, servait à accompagner le voyage des pecheurs jusqu'en Islande...


Le 06 mars 2012

"Il est passé où, cet argent?"

En décembre 2011, les agents privés de sûreté des aéroports de France ont fait onze jours de grève contre l’un des effets ordinaires de l’externalisation de services publics : la pression à la baisse sur les salaires.

Lire la suite du reportage dans Le Monde diplomatique du mois de février 2012


Le 05 février 2012

Les Nouveaux chiens de garde

En 1932, Paul Nizan publiait Les Chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi.
 Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, Les Nouveaux chiens de garde dressent l’état des lieux d’une presse volontiers oublieuse des valeurs de pluralisme, d’indépendance et d’objectivité qu’elle prétend incarner.

 


Le 27 janvier 2012

Les éducateurs spécialisés, chair à canon ?

En première ligne face à l’explosion du chômage et de la précarité, les éducateurs subissent aussi une dégradation de leurs conditions de travail. Fin 2011, à la suite du suicide d’un de leurs collègues, près de 200 salariés de l’Association d’action éducative et sociale, à Dunkerque, ont exercé leur droit de retrait. Une illustration du quotidien de plus en plus difficile de ces acteurs, ultime rempart face à la misère sociale.

Lire la suite de "les éducateurs spécialisés, chair à canon de la lutte contre les inégalités", sur le site de Basta!


Le 26 janvier 2012

Le monde merveilleux du prospectus publicitaire

Les prospectus publicitaires, ce sont chaque année dix milliards d’imprimés qui atterrissent dans les boîtes aux lettres des Français – et génèrent un million de tonnes de déchets incinérés ou enfouis en décharge. Selon l’Observatoire du Hors Média, à l’origine de la campagne « J’aime mon prospectus », les Français seraient « toujours autant séduits par le prospectus ». Soucieux de soutenir l’emploi et la croissance verte, Basta ! a demandé aux distributeurs embauchés par le leader du prospectus, Adrexo, ce qu’ils pensaient de leur emploi et de leurs conditions de travail. Enquête sur un secteur qui allie régressions sociales et aberration écologique.

Lire la suite sur le site de Basta !

Ecouter les reportage réalisé pour l'émission Là-bas si j'y suis (France Inter) et diffusé le 22 mars 2011 :

<span><a href=">La vie augmente


Le 15 décembre 2011

Où se cachent les pouvoirs ?

Ce n’est pas la nature, mais leur naissance, leurs réseaux et leur patrimoine qui ont placé les dominants aux postes les plus éminents des institutions qui structurent nos sociétés. Banques, organisations internationales, écoles des élites, ces lieux de pouvoir ont un nom et une adresse.

Lire la suite dans le numéro Manière de voir d'avril-mai 2012, où est republiée l'enquête "Profession, domestique", sous le titre "Bonnes à tout faire" made in Philippines

« Manière de voir » n° 122, coordonné par Renaud Lambert et Benoit Breville.


Le 04 octobre 2011

Profession, domestique

Hongkong, 2011

 

Le gouvernement français et une partie de la gauche voient dans les « services à la personne » un gisement d’emplois providentiel. On compte quelque cent millions de travailleurs domestiques dans le monde. Aux Philippines, l’« exportation » de bonnes est devenue une industrie nationale, avec formation obligatoire et séminaires de préparation à l’exil. Nombre d’entre elles travaillent à Hongkong.

Chaque année, plus de cent mille Philippines prennent la route de l’exil pour œuvrer dans le secteur des services. Dans ce pays économiquement exsangue, la politique d’exportation de main-d’œuvre a été formellement lancée en 1974, sous le règne de Ferdinand Marcos (1965-1986), qui vit dans l’essor des pays du Golfe, après le premier choc pétrolier de 1973, l’occasion d’y envoyer des ouvriers philippins « de façon temporaire ». En 1974, trente-cinq mille d’entre eux étaient embauchés à l’étranger.Trente-cinq ans plus tard, ce flux s’est transformé en un mouvement à forte dominante féminine, qui concerne officiellement plus de huit millions et demi de Philippins, soit un peu moins de 10 % de la population — et 22 % de la population en âge de travailler.

Lire la suite de l'article "Profession, domestique", paru dans Le Monde diplomatique du mois de septembre et republié dans Manière de voir "Où se cachent les pouvoirs ?" (avril-mai 2012) puis dans l'ouvrage The best of Le Monde diplomatique 2012 (Plutopress, 2012).


Le 04 septembre 2011

Casino, une démarche nourrie par le dialogue

 

L’assemblée des actionnaires, épisode 3 


14 avril 2011. Assemblée des actionnaires du groupe Casino. Cette année encore, il y avait quelques huluberlus hirsutes parmi tous ces petits actionnaires. Mais que leur veulent-ils à Casino et à son pdg Jean-Charles Naouri ? Oh pas grand chose. Juste trois. Qu’il s’explique sur son rôle dans le « big-bang de la finance », opéré lorsqu’il exerçait comme directeur de cabinet au ministère de l’Economie, de 1984 à 1986. Qu’il rende aux anciens salariés de Moulinex les 25 millions d’euros de bénéfices (selon sa propre estimation) qu’il a retirés de la débâcle de cette entreprise (alors que l'action venait de prendre 21% suite aux 2600 licenciements dans les usines de Notmandie). Enfin, que soient requalifiés tous les « gérants non-salariés » et autres « franchisés » qui le souhaitent en « contrats de travail salariés »...

A l'entrée de la salle Wagram, une ancienne salle de bal pour la bourgeoisie parisienne, un camion d'une dizaine de policiers, agrémenté de quelques agents des renseignements généraux et d'un pack d'environ soixante vigiles privés, réservent un accueil triomphal à la trentaine de petits actionnaires munis de leurs tracts du journal Fakir, intitulé : "Ne fuyez plus Monsieur Naouri !"...

Ecouter le reportage "Casino, une démarche nourrie par le dialogue", diffusé le 20 avril 2011 sur France Inter (émission Là-bas si j'y suis" : 

<span><a href=">Casino, une démarche nourrie par le dialogue

Emissions précédentes :

Assemblée des actionnaires de casino, 2010 : première partie et deuxième partie.

Nadine, 11 septembre 2001, portrait d'une ancienne salariée de Moulinex, par Pascale Pascariello

Le Smic de la peur, reportage de François Ruffin sur un gérant non-salarié de "Petit Casino", à Arras


Le 21 avril 2011

La vie augmente

Adrexo, groupe Spir communication. Distribution d’imprimés publicitaires et colis. 250 centres dans toute la France. Chaque semaine, 30 000 annonceurs ont recours à cette entreprise. Qui compte 25 000 distributeurs pour amener jusqu’à vos boîtes aux lettres prospectus et catalogues publicitaires. Quels jolis chiffres ! Vous en voulez d’autres ? Les voici : 43% de ces distributeurs ont plus de 50 ans. Distributeurs qui gagnent en moyenne 400 euros par mois, frais kilométriques compris. Ecouter le reportage réalisé pour l'émission Là-bas si j'y suis, le 22 mars 2011. Ecouter le reportage "La vie augmente" diffusé dans l'émission Là-bas si j'y suis (France Inter), le 22 mars 2011 :

<span><a href=">La vie augmente

 

Bande-dessinée de Mawy, dont le travail est visible ici : Versafutile


Le 23 mars 2011

Annecy 2018 : la neige, la glace et vous !

« Annecy 2018, c’est la promesse d’un rendez-vous exceptionnel au cœur des montagnes, entre les neiges éternelles du mont Blanc et le lac le plus pur d’Europe. [...] Nous voulons des Jeux de l’excellence sportive, économique et environnementale. C’est tout un territoire, tout un pays, qui vibrent pour cette candidature et qui s’offrent à l’idéal olympique. » Un budget de 21 millions € rien que pour la candidature, un budget prévisionnel de 4 milliards € qui vient de passer à 4,8 milliards € en quelques semaines, la promesse de jeux « écolos et modestes », fidèles à « l’idéal de Coubertin » et aux « valeurs de l’olympisme », un aréopage de ministres envoyés pour seconder Charles Beigbeder, entrepreneur à la tête de la Commission Annecy 2018… L’occasion de participer à un voyage de presse pour la visite de la commission d’évaluation du Comité international olympique, du 9 au 12 février 2011...

 

Ecouter la première partie du reportage "Annecy 2018", diffusé le 21 février 2011 dans l'émission Là-bas si j'y suis (France Inter) :

<span><a href=">110221 - Annecy 2018 « La neige, la glace et vous ! »

Ecouter la seconde partie du reportage "Annecy 2018", diffusé le 22 février 2011 dans l'émission Là-bas si j'y suis (France Inter) :

<span><a href=" http:="" soundcloud.com="" jules3656="">Annecy2018«Laneige,laglaceetvous!»II


Le 23 février 2011

Le premier voyage de presse

Eric Besson, ministre de l'Industrie, Bernard Poignant, maire de Quimper (PS) et Vincent Bolloré, PDG du groupe Bolloré, le 17 janvier 2011 à Ergué-Gabéric.

33 % des Français considèrent qu'il faut abandonner le système capitaliste et l'économie de marché. Selon un sondage Ifop pour La Croix, paru le 25 janvier 2011, un tiers d'entre nous pense qu'il faut changer de système. Il est donc plus qu'urgent de réhabiliter le capitalisme. Pour ce faire, je suis parti en voyage de presse à la pose de la première pierre de la nouvelle usine du groupê Bolloré en Bretagne. C'était mon premier voyage de presse...

Ecouter le reportage "Le premier voyage de presse", sur le groupe Bolloré, diffusé le 1er février 2011, sur France Inter (émission Là-bas si j 'y suis") :

Le premier voyage de presse


Le 02 février 2011

La route, ouverte en Tunisie...

Paris, Place du Châtelet, 15 janvier 2011

 


Le 26 janvier 2011

Exposition "Ensemble (s)" du Collectif Item

 

 

 « La photographie est une réponse immédiate à un questionnement permanent » (Henri Cartier Bresson)

 

Le centre culturel André Malraux et la ville de Tarare présentent le travail du collectif item à travers l’exposition « ensemble (s) ».

Conçue comme l’esquisse d’une réponse à une interrogation perpétuelle : comment notre travail de photographe peut-il être le point de départ d’une réflexion individuelle ? Ensemble(s) propose de croiser cinq regards singuliers qui se confrontent chacun à une forme d’actualité, pour inviter à une double réflexion. D’abord sur l’engagement social, moral ou politique des photographes dans leur travail, pour défendre une information indépendante, mais également sur les moyens de diffusion de cette dernière, qui, aujourd’hui s’accroche sur les murs plus qu’elle ne s’imprime sur des pages de magazines.

Sujets présentés :

Romain Etienne : Tzeva Adom

Bertrand Gaudillère : Des chiffres un visage

Franck Boutonnet : Valdrôme Rossas

Julien Brygo : Les dockers de Dunkerque

Marc Bonneville :Russlan - Objet multimedia (summertime ; beer is bioutifoul)

DU 15 JANVIER AU 27 FÉVRIER 2011
VERNISSAGE Vendredi 21 Janvier à 18H30
Espace culturel André Malraux
8, rue du Château – 69170 TARARE
Tél. : 04 74 05 07 08
Fermeture hebdomadaire le mardi
Ouverture : de 14h30 à 18h30


Le 15 janvier 2011

La chant du sang du coq

 « Combat de coq », lithographie d’Edouard Pignon, peintre de Marles-les-mines (1969)

Cette étrange fascination devant les combats, d’hommes ou d’animaux... On dit qu’ils ont été des moyens d’éviter de se détruire, en établissant des règles. La lutte serait le propre de nos civilisations.

Ecouter le reportage diffusé sur France Inter le 7 décembre 2010 :

<span>Le chant du sang du coq by <a href=">julienbrygo


Le 13 décembre 2010

Diner du Siècle : le PPA fuit

Hier soir, le 24 novembre 2010, nous étions près de 300 citoyens à exiger la libération d'une bonne dizaine d'otages : les journalistes-vedette des médias, les pontes du Parti de la presse et de l'argent (PPA) qui, chaque dernier mercredi du mois, à l'instar de Laurent Joffrin, Christine Ockrent, Denis Olivennes, David Pujadas ou encore Patrick Poivre d'Arvor  trinquent avec leurs amis politiques (Sarkozy, Devedjan, Kosciusko-Morizet...), patrons (Michel Pébereau, Louis Schweitzer, Guillaume Pépy...)  financiers et autres oligarques du pouvoir (Minc, Attali...). Rien de secret, rien de complotiste, juste une connivence affichée, chaque mois, en plein Paris, entre la Tour Eiffel, l'Assemblée nationale et l'Elysée (place de la Concorde). Pareille intitiative (organisée par le collectif Fini les concessions- Branche armée de patience (CFC-BAP) - ne pouvait se tenir sans un déploiement massif de CRS. Armés de matraques, de gbombes lacrymogènes et de boucliers, courant après les manifestants - pacifiques - armés d'oeufs et de baguettes, leur crochant les pieds, les attaquant, les interpellant violemment (une vingtaine au moins ont passé la nuit au poste), ils ont encore une fois démontré que les élites avaient besoin de la force publique pour continuer leurs sauteries mensuelles.

(Lire le communiqué de presse du collectif)

 

La jurisprudence Bellecour (du nom de la séquestration à ciel ouvert, le 19 octobre dernier, de plusieurs centaines de manifestants sur la place éponyme de Lyon) a été appliquée avec zèle. "Rien d'anormal : on encercle, on empêche de sortir et on interpelle", nous expliquait un CRS, qui jugeait utile de rappeler aux manifestants et aux journalistes présents sur place : "Vous savez, y'a des pays, comme en Afrique (sic), où les forces de l'ordre tirent à balle réelle sur les manifestants."

 

Lutter contre les médias qui mentent, les patrons qui plastronnent et la gauche qui capitule peut parfois prendre une allure festive. C'est pourquoi le collectif "Fini les concessions (branche armée de patience)" appelle à renouveler l'action chaque dernier mercredi du mois à la place de la Concorde.

Ecouter le son de la dernnière chronique de Triple crème, encore appelé "Alexandre Adler" à notre micro :

<span><a href=">Diner du siècle


Le 25 novembre 2010

En France, la révolte. Et après ?

Une chronique en six actes pour un retour en images, en sons et en textes sur le mouvement social contre la réforme des retraites... par le collectif Item.

Image d'une manifestation d'octobre à Lyon. © Bertrand Gaudillère/Collectif Item

 

Une chronologie médiatique de la lutte contre la réforme des retraites
Montage vidéo: Christina Firmino
Son : Julien Brygo
Texte : Julien Brygo

Les manifestants sont des  "irresponsables"
Son : Christina Firmino
Texte : Julien Brygo
Images : Bertrand Gaudillère

Les jeunes sont des "casseurs"
Images : Bertrand Gaudillère
Texte : Bertrand Gaudillère

Les grévistes sont des "bloqueurs"
Montage vidéo : Christina Firmino
Texte : Bertrand Gaudillère

Face aux "bloqueurs", l'armée...
Images : Julien Brygo
Texte : Julien Brygo

Face à la lutte, des médias qui n'ont pas de "partis pris"
Son : Christina Firmino
Texte : Julien Brygo
Images : Bertrand Gaudillère


Le 24 novembre 2010

Nos amis les riches vont se faire la malle !

Helène est une femme de la haute bourgeoisie, de Neuilly-sur-Seine. Nos amis les riches, là-bas, bien que choyés par le clan du Président, sont très inquiets. Pire, ils risquent même de partir. Fuir ce pays qui n'en finit plus de décliner - même s'il est le troisième pays au monde en nombre de millionnaires, après les USA et le Japon. Du coup, Hélène, qui côtoie les patrons du Cac 40 et les amis du président - sans être elle-même une "ultra-riche" - nous a expliqué comment ils se sentent, ses amis les riches, dans cette période de mouvements sociaux et de quasi-consensus, y compris à droite, sur la fin du bouclier fiscal et sur la taxation des capitaux et des plus riches. Hélène nous a ouvert les portes de son 115 mètres carrés de Neuilly, et nous a introduit dans le monde des grandes fortunes, grâce à son beau-frère, conseil en gestion de patrimoine...


Région de Lugano, Suisse italienne, 2006

Ecouter l'émission "Au secours, nos amis les riches vont s'en aller!", diffusée le 5 novembre 2010 sur France Inter (émission "Là-bas si j'y suis") :

<span><a href=" http:="" soundcloud.com="" j-b-23="">Au secours, nos amis les riches vont s'en aller !


Le 06 novembre 2010

Les épaisseurs de la distinction

Vous êtes plutôt double, triple ou sextuple épaisseur ? Les brosses, vous les préférez dorées, intégrées, ou bien vous penchez pour la douchette. Ah, vous êtes plutôt bidet… Bon. Vous êtes conservateur et opterez toujours pour le papier toilette avec ou sans motifs ou alors vous êtes moderniste et penchez pour les jets intégrés dans la cuvette ? Et les serviettes ? Roulées ou pliées ? Et quand vous allez à l’urinoir, vous préférez le marbre pour séparer les pissotières, les vitres fumées ou bien vous préférez aucune cloison et vivre pleinement ce petit moment d’incongruité ?

Minutieusement, comme un ethnologue sanitaire, j’ai dressé la liste des avantages, des détails, des minuties des toilettes de cinq des sept hôtels de luxe de Paris. Pour l’émission Là-bas si j’y suis (France Inter), je me suis lancé dans un guide. Un guide objectif, neutre, documenté sur les lieux d’aisance des élites de passage à Paris… Un guide des toilettes de luxe.

Pour lire le post "Les épaisseurs de la distintion" : cliquer ici

Pour écouter l’émission “Quand le peuple pétera dans la soie”, diffusée le 25 octobre 2010 dans l'émission Là-bas si j'y suis (France Inter) :

<span><a href=" http:="" soundcloud.com="" gwengaero1="">Quand le peuple pétera dans la soie


Le 01 novembre 2010

Raffinerie de Grandpuits : La réquisition

Emission diffusée le 22 octobre 2010 dans Là-bas si j'y suis (France Inter)

Le 22 octobre, le préfet de Seine et Marne a envoyé les gendarmes mobiles pour réquititionner tous les salariés (sauf les représentants du personnel) de la raffinerie de Grandpuits, en Ile de France, afin de ravitailler les stations d'essence de la région parisienne. Grandpuits : un bastion de la résistance à la réforme des retraites. Grandpuits, une petite raffinerie, qui a de quoi alimenter à peine deux jours de consommation dans la région. Grandpuits : une réquisition purement politique et une entrave flagrante au droit de grève, entamée sur ce site comme sur les onze autres raffineries françaises le 12 octobre 2010.

Grandpuits, 20 octobre 2010. Seine et Marne.

Ecouter "Vingt cars pour dix lascars, la réquitision", reportage diffusé le 22 octobre sur France Inter (émission Là-bas si j'y suis") :

<span><a href=" http:="" soundcloud.com="" user6678243="">Vingt cars pour dix lascars ! La réquisition

Regarder ou commander le (formidable) documentaire d'Olivier Azam, "Grandpuits et petites victoires" (2011)


Le 25 octobre 2010

La guerre des nouilles encore contre les couilles en or

Emission diffusée le 18 octobre 2010 dans l'émision Là-bas si j'y suis (France Inter)

Place de la Nation. Manifestation du 23 septembre 2010. Paris

"Un jour il faudra faire l'éloge de la manifestation. De ce peuple qui marche. On le dit égoïste, agrippé à ses intérêts. Et pourtant il est là. Il faudra faire l'éloge de ce peuple qui marche, face aux éditocrates. L'éloge de ces manifestations, comme celle de samedi 16 octobre, dont voici les échos."

Extraits de 'La Guerre des nouilles encore contre les couilles en or", diffusé le 18 octobre 2010 sur France Inter (émission "Là-bas si j'y suis") :

<span><a href=">La guerre des nouilles encore contre les couilles en or


Le 18 octobre 2010

Les dieux ne sont pas immortels

"Recherche agent de sécurité (homme ou femme). Vous intervenez en cas de détection de clandestins. Débutants acceptés". Annonce du Pôle Emploi de Gravelines (Nord), juillet 2009.

Ecouter le reportage diffusé le 9 septembre 2010 sur France Inter (Là-bas si j'y suis) :

  <span><a href=" http:="" soundcloud.com="" gwengaero="">Les Dieux ne sont pas immortels

(Parking des camions à destination de la Grande-Bretagne, port de Dunkerque, 2009)


Le 12 septembre 2010

Cité des dockers jaunes... à Visa

Dans le cadre du festival Visa pour l'Image, à Perpignan, je présenterai au stand des collectifs le sujet "Cité des dockers jaunes (2009-2010)".

Rendez-vous du 1er au 4 septembre 2010 !

 


Le 29 août 2010

Vivre riche dans une ville de pauvres

Apartheid social à Glasgow


Quartier des Gorbals, salle de conférence de City Refrigeration Holding, Juin 2010

 

Dans une Ecosse désindustrialisée, les quartiers riches de Glasgow connaissent une prospérité insolente, tandis que les zones pauvres s’enlisent. La situation rappelle celle du XIXe siècle, quand les « classes dangereuses » étaient tenues à l’écart et que les nantis pensaient que charité et philanthropie permettraient de perpétuer l’ordre des choses.

Lire la suite de « Vivre riche dans une ville de pauvres », reportage à Glasgow paru dans Le Monde diplomatique du mois d'août 2010.

...

Glasgow's two nations : English version available here

...

Regarder la série de photos réalisée sur ce thème


Le 11 août 2010

Les cultures sportives au regard de la globalisation

Une du numéro de l'Association Française des Anthropologues (AFA) - juin 2010

 


Le 14 juillet 2010

Phobie des pénuries ou phobie des luttes sociales ?

Quand des ouvriers malmenés en viennent à menacer de bloquer des dépôts de pétrole pour lutter contre la direction de Total (qui ment), les médias y voient un risque de paralysie du pays. Normal, vous êtes au « pays des grèves » où les journalistes sont encore plus convaincants que les ministres et les PDG.

Lire l'article sur le blog du collectif Item

 


Le 11 février 2010

Mamady Keita : la vidéo !

Dans le cadre de la résidence de "Paris-Conakry" à Dunkerque, en juin 2008, le percussionniste Mamady Keita (Guinée) était venu présenter son instrument. Chaud, chaud...

http://www.dailymotion.com/video/xbr7rh_part-1-mamady-keita-deymonstration_music

 


Le 11 janvier 2010

Berlin : la mise en sc?ne ?tait parfaite

Plus de 3000 journalistes accrédités. Une opération spéciale « Radio France fait le mur », en direct pendant 24 heures depuis Berlin. Des hordes de policiers, de cameramen et de touristes, drapés des couleurs de l’Europe et célébrant la «chute du communisme»… Bienvenue à Berlin, où, le 9 novembre dernier, furent fêtés les vingt ans de la chute du mur de Berlin...

Lire la suite sur le blog du collectif Item

ou

visionner la série sur ce site


Le 08 décembre 2009

Hors-série photo CQFD

Courrez tous acheter la dernière livraison des Marseillais de CQFD : un hors-série

exceptionnel consacré à la photo...

Dans ce ce numéro, j'ai l'honneur de publier deux pages sur :

"Les maîtres fous de Guinée".

CQFD, à trouver dans tous les bons kiosques...


Le 25 novembre 2009

Intégration du collectif ITEM

Après un an de travail auprès des membres du collectif Item, basé à Lyon, j'intègre officiellement le collectif.

C'est suite à une rencontre inopinée avec Marc Bonneville, photographe du collectif basé à Moscou, que l'idée de rejoindre ce collectif a commencé à se poser. Aujourd'hui, mon travail au sein du collectif est structuré en deux grandes thématiques photojournalistiques : les migrations et les cités ouvrières.

Visite sur le site du collectif item : www.collectifitem.com


Le 23 novembre 2009

Für Guinea, mit Guinea

Publication dans le Monde diplomatique allemand, novembre 2009

 


Le 12 octobre 2009

Les Russes et le "petit bijou" de la Guinée

Conflit salarial chez le premier exportateur mondial de bauxite

Stade de football de Fria et « immeuble Pechiney », mars 2009

 

« C’est une expropriation illégale ! », a déclaré, furieux, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov. Le 10 septembre, la justice guinéenne a en effet annulé la vente de l’usine de bauxite Friguia au moscovite Rusal, estimant que le prix payé en 2006 était trop bas. C’est le dernier épisode de la bataille qui oppose les salariés à l’entreprise, accusée de laisser dépérir le site, fleuron de l’économie nationale, tout en durcissant les conditions de travail au nom de la crise.

Lire la suite dans Le Monde Diplomatique d'octobre 2009

www.monde-diplomatique.fr/2009/10/BRYGO/18197

Ou le passage dans l'émission Là bas si j'y suis (France Inter), le 7 octobre dernier :

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1757

 


Le 11 octobre 2009

"EFFETS COLONIAUX" (exposition, juin 2009)

Du 11 juin au 3 juillet 2009 aura lieu à la Galerie Confluences l'exposition «"Effets" coloniaux, lieux de pouvoir et héritage colonial en Guinée». Le vernissage aura lieu le jeudi 11 juin à 18 h.

 

                              Salon du gouverneur de l'AOF, Villa Janine, Dalaba, Moyenne-Guinée, 2006

 

Il y a cinquante ans, la Guinée d’Ahmed Sékou Touré disait « Non! » à la proposition de Communauté française du général de Gaulle. Un an après l’indépendance du Ghana  de Kwame N’Krumah (ex-Gold Coast), le refus de Sékou Touré de se voir administré par la France sous quelconque dénomination ouvrira avec fracas l’ère des indépendances dans l’empire colonial français.

Le « Non! » de Sékou Touré provoquera le départ immédiat des troupes et du «matériel» colonial et le début d’une longue période teintée d’indifférence blessée, côté français, et de stigmatisation anti-francais, côté guinéen. Le chantre du panafricanisme africain, au pouvoir jusqu’en 1984, terminera dès lors tous ses discours par « L'impérialisme... à bas ! » ; « Le colonialisme... à bas ! » ; « Honneur... au peuple ! » ; « Gloire... au peuple ! » ; « Victoire... au peuple! » et ainsi de suite. Tous ceux qui étaient accusés de «pactiser avec l’ennemi» (la France) furent forcés à l’exil ou, comme ce fut le cas pour les opposants politiques, promis à la mort dans le tristement célèbre Camp Boiro.

Cinquante ans après l’indépendance de la Guinée, si beaucoup de constructions coloniales ont disparu, il reste cependant des traces de ce que les hommes actuellement au pouvoir en France tentèrent en 2005 d’inscrire dans la loi comme des «effets» indiscutablement «positifs» de la colonisation : routes, constructions, ouvrages divers, ponts et autres infrastructures nécessaires à l’extraction des richesses de Guinée. L’apprentissage de la langue française ne manque pas non plus d’être retenu au rang des effets bénéfiques de la présence impériale française. En Guinée, les «effets» de cette présence française, qui dura près d’un siècle, ne peuvent toutefois être considérés sans rappeler la mission civilisatrice - et économique - qui animait la France lors de ses conquêtes coloniales : une présence marquée par la domination, la certitude absolue d’une supériorité de civilisation, l’extraction forcée des matières premières qui assurèrent à la France un développement économique rapide et à la Guinée un asservissement de longue durée.

Cette série de photographies propose de revisiter quelques-uns des lieux de la présence impériale en Guinée. Dans beaucoup d’entre eux, le fantôme d’un départ furtif, effectué du jour au lendemain, plane encore, cinquante ans après le « Non! » guinéen.
Julien Brygo

GALERIE PHOTO CONFLUENCES 
Ouverte du lundi au vendredi de 10h à 18h
190 Bd de Charonne
75020 Paris M° Alexandre Dumas  
Tel : 01 40 24 16 34

www.confluences.net


Le 19 mai 2009

"Newland", par Maxime Brygo

Newland présente des photographies de sites construits ces dernières années au sein de cinq villes nouvelles hollandaises. 

Voir les images


Le 14 mai 2009

Conférence sur le travail, 3 mai 2009

A l’heure où s’annoncent partout de nouvelles vagues de licenciements et où se multiplient les conflits dans les usines, il n’est pas inutile de s’arrêter sur la question du travail. Ouzbékistan, Afrique du Sud, France... en apparence rien ne relie ces situations éloignées les unes des autres. Bien des liens existent au contraire, et la confrontation de ces trois sociétés est riche d’enseignements à discuter et méditer pour comprendre les changements dans le monde aujourd’hui. 


Dimanche 3 mai, séance consacrée au travail autour de trois livres et de projections de photographies


• Julien Brygo. Travail photographique sur les migrations de travailleurs ouzbeks en Ouzbékistan et en Russie (2006-2008).
• Laurent Bazin, Bernard Hours, Monique Selim : L’Ouzbékistan à l’ère de l’identité nationale. Travail, science, ONG. L’Harmattan, 2009.
• Judith Hayem. La figure ouvrière en Afrique du Sud. IFAS/Karthala, 2008.
• Nicolas Jounin. Chantier interdit au public. Enquête parmi les travailleurs du bâtiment (France). La Découverte, 2008.

Lieu :
Librairie Le Merle Moqueur
51 rue de Bagnolet. 75020 Paris.
Métro Alexandre Dumas ; Bus ligne 76
http://www.lemerlemoqueur.fr/

Animé par Laurent Bazin, président de l'Association francaise d'Anthropologie.


Le 02 mai 2009

Sur le parvis de la chasse à l'homme

Un après-midi ensoleillé sur le parvis des droits de l’Homme du Trocadéro, à Paris. Pendant que les touristes prennent la pose, des vendeurs à la sauvette africains proposent des tours Eiffel fabriquées en Chine à des touristes chinois, non loin d’un rassemblement de Tamouls dénonçant les massacres perpétrés au Sri-Lanka dans une totale impunité. Des policiers français viennent perturber ce bel agencement et se lancent dans leur course-poursuite quotidienne avec les vendeurs de Tour Eiffel. L’un d’eux tombe et s’ouvre la main droite. Les policiers l’emmènent. (La suite sur Basta!)


Le 27 avril 2009

Guinée, une transition de plus ?

La presse européenne avait prévu le coup d’État. Sanglant et chaotique. Ce ne fut qu’« occupation d’une place vacante dans une situation de déliquescence généralisée de l’État et des institutions républicaines. L’armée n’a pas fait de coup d’État en Guinée », rétorque la junte militaro-civile sur de grandes bannières accrochées sur le Palais du Peuple, à Conakry.

Depuis la mort de son second président, le 23 décembre dernier, la Guinée, première colonie française d’Afrique noire à arracher son indépendance, en 1958, vit une période cruciale de sa jeune histoire. (Lire la suite sur le blog d'Item)

 


Le 25 avril 2009

Fadouba Oularé, djembefola

Fadouba Oularé a beau être un des grands aînés dans la tradition du tambour djembé malinké et du ballet, il n'est pas pour autant sur le devant de la scène et ne s'adonne pas à la virtuosité gratuite ou au show occidental et capitaliste. Il a publié deux disques, diffusés surtout aux USA. Et contrairement à Mamady Keita ou Famoudou Konaté, il est resté toute sa vie en Guinée. L'an passé, une rumeur a circulé annoncant son décès, rumeur visant à le déstabiliser.

Je suis parti à la rencontre de Fadouba, à Conakry, pour qu'il démente lui-même cette rumeur. Il revenait à peine de Paris, où il venait de visionner le film de Matthieu Imbert-Bouchard et Cédric Dupire, cinéastes francais, qui ont réalisé "L’homme qu’il faut à la place qu’il faut" (DV / Couleur / 65mn / Octobre 2008).

"Vraiment, ce film me fait honneur", me souffle-t-il à son arrivée.

Écouter l'entretien avec Fadouba Oularé, réalisée le 25 février 2009 à Conakry.

 


Le 17 avril 2009

Qui sont les véritables "passeurs" ?

Besson pousse à la dénonciation des passeurs par les sans-papiers.
« Le Monde » a déjà monté les guillotines…

Lire le post sur le blog d'ITEM

 


 

 


Le 20 mars 2009

2 à 3 millions d'"irresponsables" dans la rue

Jeudi 29 janvier. Plusieurs millions de Français, du secteur public comme du secteur privé, battent le pavé dans la France entière. Les slogans répondent aux attaques sémantiques du Président et de ses sbires : la grève, aujourd’hui « personne ne s’en aperçoit » (Sarkozy, 07/2008), et c’est un moyen « pas adapté » pour se faire entendre. Les Français feraient mieux de se « se serrer les coudes » plutôt que de « descendre dans la rue avec les mêmes slogans » (Eric Woerth, 27/01))...

La suite sur le blog d'Item pour le premier travail collectif...ou sur Basta!

 


Le 30 janvier 2009

Signature de Paris-Conakry à Dunkerque

Le mardi 23 décembre, à la librairie Majuscule, place Jean Bart, à Dunkerque, se tiendra, en position assise, la signature de "Paris-Conakry" - de 15 h à 18 h.

Venez Nombreux !

 


Le 20 décembre 2008

L'empathie en anthropoligie

Une du Journal de l'Association française des anthropologues de Juin 2008

Kankan, Haute-Guinée, 2006


Le 02 octobre 2008

LE MERLE MOQUEUR

 Du 2 au 13 octobre 2008, à la librairie "Le Merle Moqueur", a eu lieu l'exposition "Effets de la présence francaise en Guinée"

Le Merle moqueur 51 rue de Bagnolet 75020 Paris : tél. 01 40 09 08 80 

 

                        


Le 13 septembre 2008

ENTRE UTOPIE ET CAUCHEMAR

Ces familles américaines qui défient l'école publique

Liés aux coupes budgétaires, à la réduction du nombre des postes d'enseignants et à la plus grande fréquence des actes de violence dans les établissements, les problèmes de l'école publique américaine ont appelé plusieurs « solutions », dont le recours au mécénat, la fuite vers l'enseignement privé et l'instruction à domicile des élèves par leurs parents. Cette dernière ne concerne plus seulement les familles religieuses, soucieuses de préserver leurs enfants de « mauvaises » influences.

Lire l'enquête publiée dans le numéro d'août 2008 du Monde diplomatique.

 

Living room as classroom

Two million American families have opted out of state, and even private, school systems and now teach their children of all ages at home, often without qualifications. They have both leftwing and rightwing convictions, considerable dedication and mixed results.

Read Homeschooling-American style

À voir, également, la série "une société sans école ?"


Le 11 septembre 2008

La « Voix du Nord » continue de chier sur les migrants

Le 9 septembre dernier s’est achevé à Paris une conférence interministérielle sur le droit d’asile intitulée « bâtir une Europe de l’Asile ». Cinq jours avant cette réunion, où les 27 ministres européens se montrèrent prêts à favoriser l'entrée en vigueur du très controversé Règlement "Dublin", la Coordination française pour le droit d’asile (CFDA), qui rassemble une vingtaine d'associations, a rendu public à Paris un rapport où elle déplore la situation des « exilés » dans le nord-ouest de la France. Absence de reconnaissance juridique, persécutions policières, conditions de vie ultraprécaires... un joyeux rapport de 185 pages à télécharger ici.

Pendant ce temps... que fait la Voix du nord, toujours enhardie (malgré les enquêtes du Plan B) de sa très journalistique certitude que la vie infernale des migrants « n’intéresse pas les lecteurs » ? La Voix du nord publie dans son édition du 9 septembre un article intitulé « Les clandestins refont parler d’eux à Loon-Plage et Téteghem ». Elle nous informe que ces « clandestins », en plus de gonfler le nombre de sans-papiers en France, « posent un problème de sécurité à la SNCF en divaguant sur les voies ferrées » et qu’à Loon-Plage, « ce sont les agents SNCF qui expriment leurs inquiétudes » face à la « divagation des migrants. » Inutile de dire qu’aucun migrant ne sera cité ni dans cet article. Sans même le lire, on note des prémices de la soupe que l’on sert d'habitude aux Dunkerquois - dans le titre, tout d’abord, l’expression « refaire parler d’eux » renvoyant inexorablement à une position tout à fait hostile et supérieure, qui désigne, comme les services de la Préfecture le font, des gens « qui n’ont pas le droit d’être là », des « clandestins », donc.

À lire, ci-dessous, l’enquête parue dans le Plan B du mois d’avril 2008. Toujours d’actualité, comme on le constate.

 

Dans le Nord, le purgatoire des migrants

 


Le 10 septembre 2008

 

Du 23 au 28 juin 2008, à la Plate-Forme (Dunkerque), « Paris-Conakry en résidence » a attiré de nombreux visiteurs, curieux de revisiter les multiples liens entre la France et la Guinée.

  

Du 1er au 12 octobre 2008, à la librairie "Le merle moqueur", à Paris, aura lieu un accrochage d'images tirées de « Paris-Conakry, cinquante ans après le "Non!" de Sékou Touré à de Gaulle ».

 

 

 

                         


Le 01 août 2008