En 1932, Paul Nizan publiait Les Chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi. Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, Les Nouveaux chiens de garde dressent l’état des lieux d’une presse volontiers oublieuse des valeurs de pluralisme, d’indépendance et d’objectivité qu’elle prétend incarner.

En première ligne face à l’explosion du chômage et de la précarité, les éducateurs subissent aussi une dégradation de leurs conditions de travail. Fin 2011, à la suite du suicide d’un de leurs collègues, près de 200 salariés de l’Association d’action éducative et sociale, à Dunkerque, ont exercé leur droit de retrait. Une illustration du quotidien de plus en plus difficile de ces acteurs, ultime rempart face à la misère sociale.
Lire la suite de "les éducateurs spécialisés, chair à canon de la lutte contre les inégalités", sur le site de Basta!

Les prospectus publicitaires, ce sont chaque année dix milliards d’imprimés qui atterrissent dans les boîtes aux lettres des Français – et génèrent un million de tonnes de déchets incinérés ou enfouis en décharge. Selon l’Observatoire du Hors Média, à l’origine de la campagne « J’aime mon prospectus », les Français seraient « toujours autant séduits par le prospectus ». Soucieux de soutenir l’emploi et la croissance verte, Basta ! a demandé aux distributeurs embauchés par le leader du prospectus, Adrexo, ce qu’ils pensaient de leur emploi et de leurs conditions de travail. Enquête sur un secteur qui allie régressions sociales et aberration écologique.
Lire la suite sur le site de Basta !

Le gouvernement français et une partie de la gauche voient dans les « services à la personne » un gisement d’emplois providentiel. On compte quelque cent millions de travailleurs domestiques dans le monde. Aux Philippines, l’« exportation » de bonnes est devenue une industrie nationale, avec formation obligatoire et séminaires de préparation à l’exil. Nombre d’entre elles travaillent à Hongkong.

L’assemblée des actionnaires, épisode 3
14 avril 2011. Assemblée des actionnaires du groupe Casino. Cette année encore, il y avait quelques huluberlus hirsutes parmi tous ces petits actionnaires. Mais que leur veulent-ils à Casino et à son pdg Jean-Charles Naouri ? Oh pas grand chose. Juste trois. Qu’il s’explique sur son rôle dans le « big-bang de la finance », opéré lorsqu’il exerçait comme directeur de cabinet au ministère de l’Economie, de 1984 à 1986. Qu’il rende aux anciens salariés de Moulinex les 25 millions d’euros de bénéfices (selon sa propre estimation) qu’il a retirés de la débâcle de cette entreprise (alors que l'action venait de prendre 21% suite aux 2600 licenciements dans les usines de Notmandie). Enfin, que soient requalifiés tous les « gérants non-salariés » et autres « franchisés » qui le souhaitent en « contrats de travail salariés »...
A l'entrée de la salle Wagram, une ancienne salle de bal pour la bourgeoisie parisienne, un camion d'une dizaine de policiers, agrémenté de quelques agents des renseignements généraux et d'un pack d'environ soixante vigiles privés, réservent un accueil triomphal à la trentaine de petits actionnaires munis de leurs tracts du journal Fakir, intitulé : "Ne fuyez plus Monsieur Naouri !"...
Un reportage de Julien Brygo, avec François Ruffin.
Pour écouter, cliquez ici.
Emissions précédentes :
Assemblée des actionnaires de casino, 2010 : première partie et deuxième partie.
Nadine, 11 septembre 2001, portrait d'une ancienne salariée de Moulinex, par Pascale Pascariello
Le Smic de la peur, reportage de François Ruffin sur un gérant non-salarié de "Petit Casino", à Arras
Adrexo, groupe Spir communication. Distribution d’imprimés publicitaires et colis. 250 centres dans toute la France. Chaque semaine, 30 000 annonceurs ont recours à cette entreprise. Qui compte 25 000 distributeurs pour amener jusqu’à vos boîtes aux lettres prospectus et catalogues publicitaires. Quels jolis chiffres ! Vous en voulez d’autres ? Les voici : 43% de ces distributeurs ont plus de 50 ans. Distributeurs qui gagnent en moyenne 400 euros par mois, frais kilométriques compris. Ecouter le reportage réalisé pour l'émission Là-bas si j'y suis, le 22 mars 2011.
Ecouter le reportage "La vie augmente", diffusé dans l'émission Là-bas si j'y suis, le 22 mars 2011

Bande-dessinée de Mawy, dont le travail est visible ici : Versafutile











Paris, Place du Châtelet, 15 janvier 2011
« Annecy 2018, c’est la promesse d’un rendez-vous exceptionnel au cœur des montagnes, entre les neiges éternelles du mont Blanc et le lac le plus pur d’Europe. [...] Nous voulons des Jeux de l’excellence sportive, économique et environnementale. C’est tout un territoire, tout un pays, qui vibrent pour cette candidature et qui s’offrent à l’idéal olympique. » Un budget de 21 millions € rien que pour la candidature, un budget prévisionnel de 4 milliards € qui vient de passer à 4,8 milliards € en quelques semaines, la promesse de jeux « écolos et modestes », fidèles à « l’idéal de Coubertin » et aux « valeurs de l’olympisme », un aréopage de ministres envoyés pour seconder Charles Beigbeder, entrepreneur à la tête de la Commission Annecy 2018… L’occasion de participer à un voyage de presse pour la visite de la commission d’évaluation du Comité international olympique, du 9 au 12 février 2011...

Eric Besson, ministre de l'Industrie, Bernard Poignant, maire de Quimper (PS) et Vincent Bolloré, PDG du groupe Bolloré, le 17 janvier 2011 à Ergué-Gabéric.
33 % des Français considèrent qu'il faut abandonner le système capitaliste et l'économie de marché. Selon un sondage Ifop pour La Croix, paru le 25 janvier 2011, un tiers d'entre nous pense qu'il faut changer de système. Il est donc plus qu'urgent de réhabiliter le capitalisme. Pour ce faire, je suis parti en voyage de presse à la pose de la première pierre de la nouvelle usine du groupê Bolloré en Bretagne. C'était mon premier voyage de presse...
« La photographie est une réponse immédiate à un questionnement permanent » (Henri Cartier Bresson)
Le centre culturel André Malraux et la ville de Tarare présentent le travail du collectif item à travers l’exposition « ensemble (s) ».
Conçue comme l’esquisse d’une réponse à une interrogation perpétuelle : comment notre travail de photographe peut-il être le point de départ d’une réflexion individuelle ? Ensemble(s) propose de croiser cinq regards singuliers qui se confrontent chacun à une forme d’actualité, pour inviter à une double réflexion. D’abord sur l’engagement social, moral ou politique des photographes dans leur travail, pour défendre une information indépendante, mais également sur les moyens de diffusion de cette dernière, qui, aujourd’hui s’accroche sur les murs plus qu’elle ne s’imprime sur des pages de magazines.
Sujets présentés :
Romain Etienne : Tzeva Adom
Bertrand Gaudillère : Des chiffres un visage
Franck Boutonnet : Valdrôme Rossas
Julien Brygo : Les dockers de Dunkerque
Marc Bonneville : Russland - objet multimédia
DU 15 JANVIER AU 27 FÉVRIER 2011
VERNISSAGE Vendredi 21 Janvier à 18H30
Espace culturel André Malraux
8, rue du Château – 69170 TARARE
Tél. : 04 74 05 07 08
Fermeture hebdomadaire le mardi
Ouverture : de 14h30 à 18h30
« Combat de coq », lithographie d’Edouard Pignon, peintre de Marles-les-mines (1969)
Cette étrange fascination devant les combats, d’hommes ou d’animaux... On dit qu’ils ont été des moyens d’éviter de se détruire, en établissant des règles. La lutte serait le propre de nos civilisations.
Ecouter le reportage pour Là-bas si j'y suis, réalisé dans les gallodromes du Pas-de-Calais...

Hier soir, le 24 novembre 2010, nous étions près de 300 citoyens à exiger la libération d'une bonne dizaine d'otages : les journalistes-vedette des médias, les pontes du Parti de la presse et de l'argent (PPA) qui, chaque dernier mercredi du mois, à l'instar de Laurent Joffrin, Christine Ockrent, Denis Olivennes, David Pujadas ou encore Patrick Poivre d'Arvor trinquent avec leurs amis politiques (Sarkozy, Devedjan, Kosciusko-Morizet...), patrons (Michel Pébereau, Louis Schweitzer, Guillaume Pépy...) financiers et autres oligarques du pouvoir (Minc, Attali...). Rien de secret, rien de complotiste, juste une connivence affichée, chaque mois, en plein Paris, entre la Tour Eiffel, l'Assemblée nationale et l'Elysée (place de la Concorde). Pareille intitiative (organisée par le collectif Fini les concessions- Branche armée de patience (CFC-BAP) - ne pouvait se tenir sans un déploiement massif de CRS. Armés de matraques, de gbombes lacrymogènes et de boucliers, courant après les manifestants - pacifiques - armés d'oeufs et de baguettes, leur crochant les pieds, les attaquant, les interpellant violemment (une vingtaine au moins ont passé la nuit au poste), ils ont encore une fois démontré que les élites avaient besoin de la force publique pour continuer leurs sauteries mensuelles.
(Lire le communiqué de presse du collectif)

La jurisprudence Bellecour (du nom de la séquestration à ciel ouvert, le 19 octobre dernier, de plusieurs centaines de manifestants sur la place éponyme de Lyon) a été appliquée avec zèle. "Rien d'anormal : on encercle, on empêche de sortir et on interpelle", nous expliquait un CRS, qui jugeait utile de rappeler aux manifestants et aux journalistes présents sur place : "Vous savez, y'a des pays, comme en Afrique (sic), où les forces de l'ordre tirent à balle réelle sur les manifestants."

Lutter contre les médias qui mentent, les patrons qui plastronnent et la gauche qui capitule peut parfois prendre une allure festive. C'est pourquoi le collectif "Fini les concessions (branche armée de patience)" appelle à renouveler l'action chaque dernier mercredi du mois à la place de la Concorde.
Une chronique en six actes pour un retour en images, en sons et en textes sur le mouvement social contre la réforme des retraites... par le collectif Item.
Image d'une manifestation d'octobre à Lyon. © Bertrand Gaudillère/Collectif Item
Une chronologie médiatique de la lutte contre la réforme des retraites
Montage vidéo: Christina Firmino
Son : Julien Brygo
Texte : Julien Brygo
Les manifestants sont des "irresponsables"
Son : Christina Firmino
Texte : Julien Brygo
Images : Bertrand Gaudillère
Les jeunes sont des "casseurs"
Images : Bertrand Gaudillère
Texte : Bertrand Gaudillère
Les grévistes sont des "bloqueurs"
Montage vidéo : Christina Firmino
Texte : Bertrand Gaudillère
Face aux "bloqueurs", l'armée...
Images : Julien Brygo
Texte : Julien Brygo
Face à la lutte, des médias qui n'ont pas de "partis pris"
Son : Christina Firmino
Texte : Julien Brygo
Images : Bertrand Gaudillère
Helène est une femme de la haute bourgeoisie, de Neuilly-sur-Seine. Nos amis les riches, là-bas, bien que choyés par le clan du Président, sont très inquiets. Pire, ils risquent même de partir. Fuir ce pays qui n'en finit plus de décliner - même s'il est le troisième pays au monde en nombre de millionnaires, après les USA et le Japon. Du coup, Hélène, qui côtoie les patrons du Cac 40 et les amis du président - sans être elle-même une "ultra-riche" - nous a expliqué comment ils se sentent, ses amis les riches, dans cette période de mouvements sociaux et de quasi-consensus, y compris à droite, sur la fin du bouclier fiscal et sur la taxation des capitaux et des plus riches. Hélène nous a ouvert les portes de son 115 mètres carrés de Neuilly, et nous a introduit dans le monde des grandes fortunes, grâce à son beau-frère, conseil en gestion de patrimoine...
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Région de Lugano, Suisse italienne, 2006
Ecouter l'émission "Au secours, nos amis les riches vont s'en aller !" diffusée le 5 novembre 2010 dans l'émission Là-bas si j'y suis (France Inter)
Vous êtes plutôt double, triple ou sextuple épaisseur ? Les brosses, vous les préférez dorées, intégrées, ou bien vous penchez pour la douchette. Ah, vous êtes plutôt bidet… Bon. Vous êtes conservateur et opterez toujours pour le papier toilette avec ou sans motifs ou alors vous êtes moderniste et penchez pour les jets intégrés dans la cuvette ? Et les serviettes ? Roulées ou pliées ? Et quand vous allez à l’urinoir, vous préférez le marbre pour séparer les pissotières, les vitres fumées ou bien vous préférez aucune cloison et vivre pleinement ce petit moment d’incongruité ?
Minutieusement, comme un ethnologue sanitaire, j’ai dressé la liste des avantages, des détails, des minuties des toilettes de cinq des sept hôtels de luxe de Paris. Pour l’émission Là-bas si j’y suis (France Inter), je me suis lancé dans un guide. Un guide objectif, neutre, documenté sur les lieux d’aisance des élites de passage à Paris… Un guide des toilettes de luxe.
Pour lire le post "Les épaisseurs de la distintion" : cliquer ici
Pour écouter l’émission “Quand le peuple pétera dans la soie” : cliquer ici
Emission diffusée le 22 octobre 2010 dans Là-bas si j'y suis (France Inter)
Le 22 octobre, le préfet de Seine et Marne a envoyé les gendarmes mobiles pour réquititionner tous les salariés (sauf les représentants du personnel) de la raffinerie de Grandpuits, en Ile de France, afin de ravitailler les stations d'essence de la région parisienne. Grandpuits : un bastion de la résistance à la réforme des retraites. Grandpuits, une petite raffinerie, qui a de quoi alimenter à peine deux jours de consommation dans la région. Grandpuits : une réquisition purement politique et une entrave flagrante au droit de grève, entamée sur ce site comme sur les onze autres raffineries françaises le 12 octobre 2010.
Vingt cars pour dix lascars, la réquitision : écouter le reportage diffusé dans Là-bas si j'y suis, le 22 octobre.
Grandpuits, 20 octobre 2010. Seine et Marne.
Emission diffusée le 18 octobre 2010 dans l'émision Là-bas si j'y suis (France Inter)
Place de la Nation. Manifestation du 23 septembre 2010. Paris
Avec Ines Léraud, Antoine Chao et Pascale Pascariello...
"Un jour il faudra faire l'éloge de la manifestation. De ce peuple qui marche. On le dit égoïste, agrippé à ses intérêts. Et pourtant il est là. Il faudra faire l'éloge de ce peuple qui marche, face aux éditocrates. L'éloge de ces manifestations, comme celle de samedi 16 octobre, dont voici les échos."

"Recherche agent de sécurité (homme ou femme). Vous intervenez en cas de détection de clandestons. Débutants acceptés". Annonce du Pôle Emploi de Gravelines (Nord), juillet 2009.
Ecouter le reportage diffusé le 9 septembre 2010 dans l'émission Là-bas si j'y suis (France Inter)
(Parking des camions à destination de la Grande-Bretagne, port de Dunkerque, 2009)
Dans le cadre du festival Visa pour l'Image, à Perpignan, je présenterai au stand des collectifs le sujet "Cité des dockers jaunes (2009-2010)".
Rendez-vous du 1er au 4 septembre 2010 !
Quartier des Gorbals, salle de conférence de City Refrigeration Holding, Juin 2010
...
Glasgow's two nations : English version available here
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Regarder la série de photos réalisée sur ce thème
Une du numéro de l'Association Française des Anthropologues (AFA) - juin 2010
Quand des ouvriers malmenés en viennent à menacer de bloquer des dépôts de pétrole pour lutter contre la direction de Total (qui ment), les médias y voient un risque de paralysie du pays. Normal, vous êtes au « pays des grèves » où les journalistes sont encore plus convaincants que les ministres et les PDG.
Lire l'article sur le blog du collectif Item
Dans le cadre de la résidence de "Paris-Conakry" à Dunkerque, en juin 2008, le percussionniste Mamady Keita (Guinée) était venu présenter son instrument. Chaud, chaud...
http://www.dailymotion.com/video/xbr7rh_part-1-mamady-keita-deymonstration_music
Plus de 3000 journalistes accrédités. Une opération spéciale « Radio France fait le mur », en direct pendant 24 heures depuis Berlin. Des hordes de policiers, de cameramen et de touristes, drapés des couleurs de l’Europe et célébrant la «chute du communisme»… Bienvenue à Berlin, où, le 9 novembre dernier, furent fêtés les vingt ans de la chute du mur de Berlin...
Lire la suite sur le blog du collectif Item
ou
visionner la série sur ce site
Courrez tous acheter la dernière livraison des Marseillais de CQFD : un hors-série
exceptionnel consacré à la photo...
Dans ce ce numéro, j'ai l'honneur de publier deux pages sur :
"Les maîtres fous de Guinée".
CQFD, à trouver dans tous les bons kiosques...
Après un an de travail auprès des membres du collectif Item, basé à Lyon, j'intègre officiellement le collectif.
C'est suite à une rencontre inopinée avec Marc Bonneville, photographe du collectif basé à Moscou, que l'idée de rejoindre ce collectif a commencé à se poser. Aujourd'hui, mon travail au sein du collectif est structuré en deux grandes thématiques photojournalistiques : les migrations et les cités ouvrières.
Visite sur le site du collectif item : www.collectifitem.com
Publication dans le Monde diplomatique allemand, novembre 2009
Conflit salarial chez le premier exportateur mondial de bauxite
Stade de football de Fria et « immeuble Pechiney », mars 2009
« C’est une expropriation illégale ! », a déclaré, furieux, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov. Le 10 septembre, la justice guinéenne a en effet annulé la vente de l’usine de bauxite Friguia au moscovite Rusal, estimant que le prix payé en 2006 était trop bas. C’est le dernier épisode de la bataille qui oppose les salariés à l’entreprise, accusée de laisser dépérir le site, fleuron de l’économie nationale, tout en durcissant les conditions de travail au nom de la crise.
Lire la suite dans Le Monde Diplomatique d'octobre 2009
www.monde-diplomatique.fr/2009/10/BRYGO/18197
Ou le passage dans l'émission Là bas si j'y suis (France Inter), le 7 octobre dernier :
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1757
Du 11 juin au 3 juillet 2009 aura lieu à la Galerie Confluences l'exposition «"Effets" coloniaux, lieux de pouvoir et héritage colonial en Guinée». Le vernissage aura lieu le jeudi 11 juin à 18 h.
Salon du gouverneur de l'AOF, Villa Janine, Dalaba, Moyenne-Guinée, 2006
Il y a cinquante ans, la Guinée d’Ahmed Sékou Touré disait « Non! » à la proposition de Communauté française du général de Gaulle. Un an après l’indépendance du Ghana de Kwame N’Krumah (ex-Gold Coast), le refus de Sékou Touré de se voir administré par la France sous quelconque dénomination ouvrira avec fracas l’ère des indépendances dans l’empire colonial français.
Le « Non! » de Sékou Touré provoquera le départ immédiat des troupes et du «matériel» colonial et le début d’une longue période teintée d’indifférence blessée, côté français, et de stigmatisation anti-francais, côté guinéen. Le chantre du panafricanisme africain, au pouvoir jusqu’en 1984, terminera dès lors tous ses discours par « L'impérialisme... à bas ! » ; « Le colonialisme... à bas ! » ; « Honneur... au peuple ! » ; « Gloire... au peuple ! » ; « Victoire... au peuple! » et ainsi de suite. Tous ceux qui étaient accusés de «pactiser avec l’ennemi» (la France) furent forcés à l’exil ou, comme ce fut le cas pour les opposants politiques, promis à la mort dans le tristement célèbre Camp Boiro.
Cinquante ans après l’indépendance de la Guinée, si beaucoup de constructions coloniales ont disparu, il reste cependant des traces de ce que les hommes actuellement au pouvoir en France tentèrent en 2005 d’inscrire dans la loi comme des «effets» indiscutablement «positifs» de la colonisation : routes, constructions, ouvrages divers, ponts et autres infrastructures nécessaires à l’extraction des richesses de Guinée. L’apprentissage de la langue française ne manque pas non plus d’être retenu au rang des effets bénéfiques de la présence impériale française. En Guinée, les «effets» de cette présence française, qui dura près d’un siècle, ne peuvent toutefois être considérés sans rappeler la mission civilisatrice - et économique - qui animait la France lors de ses conquêtes coloniales : une présence marquée par la domination, la certitude absolue d’une supériorité de civilisation, l’extraction forcée des matières premières qui assurèrent à la France un développement économique rapide et à la Guinée un asservissement de longue durée.
Cette série de photographies propose de revisiter quelques-uns des lieux de la présence impériale en Guinée. Dans beaucoup d’entre eux, le fantôme d’un départ furtif, effectué du jour au lendemain, plane encore, cinquante ans après le « Non! » guinéen.
Julien Brygo
GALERIE PHOTO CONFLUENCES
Ouverte du lundi au vendredi de 10h à 18h
190 Bd de Charonne
75020 Paris M° Alexandre Dumas
Tel : 01 40 24 16 34
www.confluences.net
Newland présente des photographies de sites construits ces dernières années au sein de cinq villes nouvelles hollandaises.
A l’heure où s’annoncent partout de nouvelles vagues de licenciements et où se multiplient les conflits dans les usines, il n’est pas inutile de s’arrêter sur la question du travail. Ouzbékistan, Afrique du Sud, France... en apparence rien ne relie ces situations éloignées les unes des autres. Bien des liens existent au contraire, et la confrontation de ces trois sociétés est riche d’enseignements à discuter et méditer pour comprendre les changements dans le monde aujourd’hui.
Dimanche 3 mai, séance consacrée au travail autour de trois livres et de projections de photographies
• Julien Brygo. Travail photographique sur les migrations de travailleurs ouzbeks en Ouzbékistan et en Russie (2006-2008).
• Laurent Bazin, Bernard Hours, Monique Selim : L’Ouzbékistan à l’ère de l’identité nationale. Travail, science, ONG. L’Harmattan, 2009.
• Judith Hayem. La figure ouvrière en Afrique du Sud. IFAS/Karthala, 2008.
• Nicolas Jounin. Chantier interdit au public. Enquête parmi les travailleurs du bâtiment (France). La Découverte, 2008.
Lieu :
Librairie Le Merle Moqueur
51 rue de Bagnolet. 75020 Paris.
Métro Alexandre Dumas ; Bus ligne 76
http://www.lemerlemoqueur.fr/
Animé par Laurent Bazin, président de l'Association francaise d'Anthropologie.
Un après-midi ensoleillé sur le parvis des droits de l’Homme du Trocadéro, à Paris. Pendant que les touristes prennent la pose, des vendeurs à la sauvette africains proposent des tours Eiffel fabriquées en Chine à des touristes chinois, non loin d’un rassemblement de Tamouls dénonçant les massacres perpétrés au Sri-Lanka dans une totale impunité. Des policiers français viennent perturber ce bel agencement et se lancent dans leur course-poursuite quotidienne avec les vendeurs de Tour Eiffel. L’un d’eux tombe et s’ouvre la main droite. Les policiers l’emmènent. (La suite sur Basta!)
La presse européenne avait prévu le coup d’État. Sanglant et chaotique. Ce ne fut qu’« occupation d’une place vacante dans une situation de déliquescence généralisée de l’État et des institutions républicaines. L’armée n’a pas fait de coup d’État en Guinée », rétorque la junte militaro-civile sur de grandes bannières accrochées sur le Palais du Peuple, à Conakry.
Depuis la mort de son second président, le 23 décembre dernier, la Guinée, première colonie française d’Afrique noire à arracher son indépendance, en 1958, vit une période cruciale de sa jeune histoire. (Lire la suite sur le blog d'Item)
Fadouba Oularé a beau être un des grands aînés dans la tradition du tambour djembé malinké et du ballet, il n'est pas pour autant sur le devant de la scène et ne s'adonne pas à la virtuosité gratuite ou au show occidental et capitaliste. Il a publié deux disques, diffusés surtout aux USA. Et contrairement à Mamady Keita ou Famoudou Konaté, il est resté toute sa vie en Guinée. L'an passé, une rumeur a circulé annoncant son décès, rumeur visant à le déstabiliser.
Je suis parti à la rencontre de Fadouba, à Conakry, pour qu'il démente lui-même cette rumeur. Il revenait à peine de Paris, où il venait de visionner le film de Matthieu Imbert-Bouchard et Cédric Dupire, cinéastes francais, qui ont réalisé "L’homme qu’il faut à la place qu’il faut" (DV / Couleur / 65mn / Octobre 2008).
"Vraiment, ce film me fait honneur", me souffle-t-il à son arrivée.
Écouter l'entretien avec Fadouba Oularé, réalisée le 25 février 2009 à Conakry.
Besson pousse à la dénonciation des passeurs par les sans-papiers.
« Le Monde » a déjà monté les guillotines…
Lire le post sur le blog d'ITEM
Jeudi 29 janvier. Plusieurs millions de Français, du secteur public comme du secteur privé, battent le pavé dans la France entière. Les slogans répondent aux attaques sémantiques du Président et de ses sbires : la grève, aujourd’hui « personne ne s’en aperçoit » (Sarkozy, 07/2008), et c’est un moyen « pas adapté » pour se faire entendre. Les Français feraient mieux de se « se serrer les coudes » plutôt que de « descendre dans la rue avec les mêmes slogans » (Eric Woerth, 27/01))...
La suite sur le blog d'Item pour le premier travail collectif...ou sur Basta!
Le mardi 23 décembre, à la librairie Majuscule, place Jean Bart, à Dunkerque, se tiendra, en position assise, la signature de "Paris-Conakry" - de 15 h à 18 h.
Venez Nombreux !
Une du Journal de l'Association française des anthropologues de Juin 2008
Kankan, Haute-Guinée, 2006
Du 2 au 13 octobre 2008, à la librairie "Le Merle Moqueur", a eu lieu l'exposition "Effets de la présence francaise en Guinée"
Le Merle moqueur 51 rue de Bagnolet 75020 Paris : tél. 01 40 09 08 80
Ces familles américaines qui défient l'école publique
Liés aux coupes budgétaires, à la réduction du nombre des postes d'enseignants et à la plus grande fréquence des actes de violence dans les établissements, les problèmes de l'école publique américaine ont appelé plusieurs « solutions », dont le recours au mécénat, la fuite vers l'enseignement privé et l'instruction à domicile des élèves par leurs parents. Cette dernière ne concerne plus seulement les familles religieuses, soucieuses de préserver leurs enfants de « mauvaises » influences.
Lire l'enquête publiée dans le numéro d'août 2008 du Monde diplomatique.
Two million American families have opted out of state, and even private, school systems and now teach their children of all ages at home, often without qualifications. They have both leftwing and rightwing convictions, considerable dedication and mixed results.
Read Homeschooling-American style
À voir, également, la série "une société sans école ?"
La « Voix du Nord » continue de chier sur les migrants
Le 9 septembre dernier s’est achevé à Paris une conférence interministérielle sur le droit d’asile intitulée « bâtir une Europe de l’Asile ». Cinq jours avant cette réunion, où les 27 ministres européens se montrèrent prêts à favoriser l'entrée en vigueur du très controversé Règlement "Dublin", la Coordination française pour le droit d’asile (CFDA), qui rassemble une vingtaine d'associations, a rendu public à Paris un rapport où elle déplore la situation des « exilés » dans le nord-ouest de la France. Absence de reconnaissance juridique, persécutions policières, conditions de vie ultraprécaires... un joyeux rapport de 185 pages à télécharger ici.
Pendant ce temps... que fait la Voix du nord, toujours enhardie (malgré les enquêtes du Plan B) de sa très journalistique certitude que la vie infernale des migrants « n’intéresse pas les lecteurs » ? La Voix du nord publie dans son édition du 9 septembre un article intitulé « Les clandestins refont parler d’eux à Loon-Plage et Téteghem ». Elle nous informe que ces « clandestins », en plus de gonfler le nombre de sans-papiers en France, « posent un problème de sécurité à la SNCF en divaguant sur les voies ferrées » et qu’à Loon-Plage, « ce sont les agents SNCF qui expriment leurs inquiétudes » face à la « divagation des migrants. » Inutile de dire qu’aucun migrant ne sera cité ni dans cet article. Sans même le lire, on note des prémices de la soupe que l’on sert d'habitude aux Dunkerquois - dans le titre, tout d’abord, l’expression « refaire parler d’eux » renvoyant inexorablement à une position tout à fait hostile et supérieure, qui désigne, comme les services de la Préfecture le font, des gens « qui n’ont pas le droit d’être là », des « clandestins », donc.
À lire, ci-dessous, l’enquête parue dans le Plan B du mois d’avril 2008. Toujours d’actualité, comme on le constate.

Du 23 au 28 juin 2008, à la Plate-Forme (Dunkerque), « Paris-Conakry en résidence » a attiré de nombreux visiteurs, curieux de revisiter les multiples liens entre la France et la Guinée.
Du 1er au 12 octobre 2008, à la librairie "Le merle moqueur", à Paris, aura lieu un accrochage d'images tirées de « Paris-Conakry, cinquante ans après le "Non!" de Sékou Touré à de Gaulle ».